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  • Photo du rédacteurAimée Verret

Premier atelier d'écriture Récits d'aîné.e.s

Hier s'est tenue la première séance de la série d'ateliers Récits d'aîné.e.s, qui comprendra quatre rencontres en tout et s'étendra jusqu'à la mi-octobre. Les cinq participant-es se retrouveront donc à trois reprises encore, chaque fois sur Zoom. Les inscriptions sont désormais fermées, car la bibliothèque et moi souhaitons conserver le même groupe afin de favoriser les échanges et de développer un lien de confiance.

Nous pouvons dire que nous avons été gâté-es hier! La générosité des participant-es était palpable, et chacun-e a livré son texte avec émotion et enthousiasme. Chaque intervention m'a touchée par son engagement, son humour et parfois sa vulnérabilité. Quelques personnes ont osé aborder des sujets très personnels. Ce fut donc une excellente première rencontre! Je pense que nous avons tous et toutes très hâte de renouveler l'expérience.

Je m'étais inspirée du livre Ateliers d'écriture pour seniors de Dominique Mégrier pour concocter un premier exercice simple. Nous avons dressé la liste des objets qui nous entouraient, pour finalement nous attarder à l'un d'eux en particulier, sur lequel nous nous sommes ensuite basé-es pour rédiger de courts textes. Certain-es ont écrit des textes narratifs, d'autres des poèmes. Il n'y a pas d'obligation et toutes les formes sont appréciées!

Pour ma part, je me suis penchée sur ma tasse de thé préférée et j'ai écrit l'histoire de comment je l'ai reçue:

Par la suite, je me suis dit que ce serait amusant d'essayer d'écrire de petits poèmes d'après tout cela.

Pour le premier, je me suis donné la contrainte de composer des hexasyllabes et de faire des rimes croisées, deux choses que je ne fais JAMAIS normalement. Voici le résultat:


Les baleines sans pied

sont mon talon d'Achille

sur ma tasse de thé

céramique fragile


Viennent me réchauffer

leurs nageoires dociles

bercer mes matinées

mes rêveries futiles


Ensuite, comme il restait quelques minutes, je me suis lancée dans un poème en prose:


Mon thé ne fait pas de vagues, confiné entre les nageoires dociles de mes baleines polychromes. Sa chaleur les illumine, elles qui pâlissent de se savoir bientôt effleurées par mes lèvres assoiffées. Le poids de la céramique m'ancre à la réalité, je me noie dans les obligations matinales, tandis que mon esprit vagabonde dans les vapeurs odorantes de contrées lointaines.


Pas de jugement sur la qualité littéraire ici, ni pour moi ni pour aucun des participant-es! L'idée était d'ouvrir notre esprit et de voir les objets de notre quotidien autrement. J'ai déjà hâte d'élaborer un exercice auquel nous pourrons nous adonner lors de notre prochaine rencontre!

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